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- M. Bernard Sainte-Marie (tél. 05 56 97 32 47 ; courriel :
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) nous adresse la
photographie d’un tableau de l’église de Saint-Pierre-de-Côle (fig. 3). Il
sollicite l’aide de la SHAP pour tenter d’élucider les problèmes qu’il pose.
En effet, ils empêchent l’aboutissement du dossier de classement. « Il s’agit
d’une Remise des clés à saint Pierre, par Jésus sous le regard extasié de saint
François d’Assise… Après des années d’attente depuis la recommandation de
Jean Secret en septembre 1962, ce tableau (1,30 m x 0,96 m ; 1,57 m x 1,22 m
avec le cadre) a été enfin inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments
historiques le 29 janvier 2009. On sait qu’il a été offert, vers 1935, à l’abbé
Busset, curé de la paroisse, par l’un de ses amis qui le tenait lui-même d’un
certain « Comte Franck », comte papal, m’a-t-on dit, et, pour l’état civil, François
Honoré Pineau, décédé à Suresnes en novembre 1902 (sa trace est perdue).
L’oeuvre présente des armoiries religieuses et de facture italienne. Au bas du
tableau, on lit FRANCISCUS ANGELINUS A.D.MDCCXX. D’après Stéphane
Loire (département des Peintures au Louvre), ce nom est inconnu : il peut être
celui de l’auteur, mais aussi celui de son commanditaire ou d’un de ses anciens
propriétaires. Pour M. Sainte-Marie, il s’agirait plutôt du commanditaire. Sur
la contremarche, entre le bord du cadre et l’habit noir de saint Philippe Neri, on
lit, sur quatre lignes superposées, une inscription : TIBERI US SPIT R, M ( ?). Pour M. Sainte-Marie, cette deuxième inscription est peut-être plus explicite :
TIBERIUS correspondrait à l’origine de l’artiste : de Trastevere ou de Thiviers
(Thibérien ?) ; SPIT pour SCULPSIT, mais ce serait curieux pour une peinture.
Cependant cette peinture a, aussi, à certains égards, des aspects d’esquisse,
un modello peut-être pour un retable ? Autre supposition : il pourrait s’agir
d’un manifeste de la Contre Réforme, tendant à affirmer l’allégeance au pape
des ordres mineurs, franciscains, oratoriens, capucins. Une petite clarté dans
cette confusion, le tableau serait d’origine italienne et largement influencé par
Federico Barocci, Guido Reni…
On peut préciser que ce tableau, qui porte la date de 1720 (MDCCXX)
associé au nom Franciscus Angelinus, possède des analogies avec la partie
centrale de la fresque de la Chapelle Sixtine due à Cosimo Rosselli (1439-
1507). Il comporte surtout de nombreuses ressemblances avec le tableau de
Guido Reni (Le Guide), peint entre 1624 et 1626 et exposé au Louvre (www.
insecula.com/oeuvre/O0016991.html) : même attitude des personnages, mêmes vêtements, même échappée sur le ciel en arrière plan. Le cadre du tableau est
magnifique (d’origine florentine et de l’époque du tableau pour Jean Secret) et
porte quatre coquilles. Sur le tableau, un blason porte les clefs de saint Pierre
et un buste silhouetté en noir.
- M. Michel Baudron (
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) recherche toute information
sur le château de Veyrignac et, tout particulièrement, le testament passé
par Marie-Angélique de Caors, dame de Veyrignac, épouse de Pierre de Terme,
passé devant Me Chassaing, notaire à Milhac (Lot), le 20 mars 1775. La copie
de ce document, alors détenu par Me Meulet, notaire à Gourdon, avait été
offert à notre compagnie par M. Henri Viers en 1966 (BSHAP, 1966, p. 75).
Malheureusement le document a été égaré.
- M. Marc Favreau, conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de
Bordeaux (
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), prépare un projet d’exposition
consacré à l’art provincial français. Il recherche des chefs-d’oeuvre incontournables
de la première moitié du XVIIe siècle, peu ou non connus, éventuellement
conservés en Dordogne, y compris les inédits de peintures, de gravures
et de dessins.
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